fevereiro 29, 2004

Anti-semitismo, anti-judaísmo, anti-israelismo

Coloco aqui um artigo que saiu no Monde (já não está on-line) há uns dias, escrito pelo sociólogo Edgar Morin e cujo objectivo é, precisamente, combater a amálgama entre anti-semitismo, anti-judaísmo, anti-israelismo e o que poderíamos chamar de anti-sharonismo. Contra isso, Morin propõe uma contextualização destas diferentes tendências. A primeira distinção que ele faz é básica e mostra como as palavras são importantes e nos induzem em erro: a identificação exclusiva entre semita e judeu é errada. Há semitas para além dos judeus. Os palestinianos e os árabes são semitas como os judeus. Sabemos isso e estamos sempre a esquecê-lo. Falar em anti-judaísmo é portanto mais rigoroso do que falar em anti-semitismo. Mas o artigo não desculpabiliza o sentimento de oposição aos judeus como um povo, longe disso: identifica as suas novas formas, nomeadamente em França, sem deixar de concluir que a resolução política do problema palestiniano é a única forma realista de lidar com a questão.

"Il y a des mots qu'il faut réinterroger ; ainsi le mot antisémitisme. En effet, ce mot a remplacé l'antijudaïsme chrétien, lequel concevait les juifs comme porteurs d'une religion coupable d'avoir condamné Jésus, c'est-à-dire, si absurde que soit l'expression pour ce Dieu ressuscité, coupable de déicide.

L'antisémitisme, lui, est né du racisme et conçoit les juifs comme ressortissants d'une race inférieure ou perverse, la race sémite. A par- tir du moment où l'antijudaïsme s'est développé dans le monde arabe, lui-même sémite, l'expression devient aberrante et il faut revenir à l'idée d'antijudaïsme, sans référence désormais au "déicide".

Il y a des mots qu'il faut distinguer, comme l'antisionisme de l'anti-israélisme, ce qui n'empêche pas qu'il s'opère des glissements de sens des uns aux autres. En effet, l'antisionisme dénie non seulement l'installation juive en Palestine, mais essentiellement l'existence d'Israël comme nation. Il méconnaît que le sionisme, au siècle des nationalismes, correspond à l'aspiration d'innombrables juifs, rejetés des nations, à constituer leur nation.

Israël est la concrétisation nationale du mouvement sioniste. L'anti-israélisme a deux formes ; la première conteste l'installation d'Israël sur des terres arabes, se confond avec l'antisionisme, mais en reconnaissant implicitement l'existence de la nation israélienne. La seconde est partie d'une critique politique devenant globale de l'attitude du pouvoir israélien face aux Palestiniens et face aux résolutions de l'ONU qui demandent le retour d'Israël aux frontières de 1967.

Comme Israël est un Etat juif, et comme une grande partie des juifs de la diaspora, se sentant solidaires d'Israël, justifient ses actes et sa politique, il s'opéra alors des glissements de l'anti-israélisme à l'antijudaïsme. Ces glissements sont particulièrement importants dans le monde arabe et plus largement musulman où l'antisionisme et l'anti-israélisme vont produire un antijudaïsme généralisé.

Y a-t-il un antijudaïsme fran- çais qui serait comme l'héritage, la continuation ou la persistance du vieil antijudaïsme chrétien et du vieil antisémitisme européen ? C'est la thèse officielle israélienne, reprise par les institutions dites communautaires et certains intellectuels juifs.

Or il faut considérer que, après la collaboration des antisémites français avec l'occupant hitlérien, puis la découverte de l'horreur du génocide nazi, il y eut affaiblissement par déconsidération du vieil antisémitisme nationaliste-raciste ; il y eut, parallèlement, suite à l'évolution de l'Eglise catholique, dépérissement de l'antijudaïsme chrétien qui faisait du juif un déicide, puis l'abandon de cette imputation grotesque. Certes, il demeure des foyers où l'ancien antisémitisme se trouve ravivé, des résidus des représentations négatives attachées aux juifs restés vivaces dans différentes parties de la population ; il persiste enfin dans l'inconscient français des vestiges ou des racines de "l'inquiétante étrangeté" du juif, ce dont a témoi- gné l'enquête La Rumeur d'Orléans (1969) dont je suis l'auteur.

Mais les critiques de la répression israélienne, voire l'anti-israélisme lui-même ne sont pas les produits du vieil antijudaïsme.

On peut même dire qu'il y eut en France, à partir de sa création accompagnée de menaces mortelles, une attitude globalement favorable à Israël. Celui-ci a été d'abord perçu comme nation- refuge de victimes d'une horrible persécution, méritant une sollicitude particulière. Il a été, en même temps, perçu comme une nation exemplaire dans son esprit communautaire incarné par le kibboutz, dans son énergie créatrice d'une nation moderne, unique dans sa démocratie au Moyen-Orient. Ajoutons que bien des sentiments racistes se sont détournés des juifs pour se fixer sur les Arabes, notamment pendant la guerre d'Algérie, ce qui a bonifié davantage l'image d'Israël.

La vision bienveillante d'Israël se transforma progressivement à partir de 1967, c'est-à-dire l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza, puis avec la résistance palestinienne, puis avec la première Intifada, où une puissante armée s'employa à réprimer une révolte de pierres, puis avec la seconde Intifada qui fut réprimée par violences et exactions disproportionnées. Israël fut de plus en plus perçu comme Etat conquérant et oppresseur. La formule gaullienne dénoncée comme antisémite, "peuple dominateur et sûr de lui", devint truisme. La poursuite des colonisations qui grignotent sans cesse les territoires palestiniens, la répression sans pitié, le spectacle des souffrances endurées par le peuple palestinien, tout cela détermina une attitude globalement négative à l'égard de la politique de l'Etat israélien, et suscita un anti-israélisme dans le sens politique que nous avons donné à ce terme. C'est bien la politique d'Israël qui a suscité et amplifié cette forme d'anti-israélisme, et non la résurgence de l'antisémitisme européen. Mais cet anti-israélisme a très peu dérivé en antijudaïsme dans l'opinion française.

Par contre, la répression israélienne et le déni israélien des droits palestiniens produisent et accroissent les glissements de l'anti-israélisme vers l'antijudaïsme dans le monde islamique. Plus les juifs de la diaspora s'identifient à Israël, plus on identifie Israël aux juifs, plus l'anti-israélisme devient antijudaïsme. Ce nouvel antijudaïsme musulman reprend les thèmes de l'arsenal antijuif européen (complot juif pour dominer le monde, race ignoble) qui criminalise les juifs dans leur ensemble. Cet antijudaïsme s'est répandu et aggravé, avec l'aggravation même du conflit israélo-palestinien, dans la population française d'origine arabe et singulièrement dans la jeunesse.

De fait, il y a non pas pseudo-réveil de l'antisémitisme européen, mais développement d'un antijudaïsme arabe. Or, plutôt que reconnaître la cause de cet antijudaïsme arabe, qui est au cœur de la tragédie du Moyen-Orient, les autorités israéliennes, les institutions communautaires et certains intellectuels juifs préfèrent y voir la preuve de la persistance ou renaissance d'un indéracinable antisémitisme européen.

Dans cette logique, toute critique d'Israël apparaît comme antisémite. Du coup, beaucoup de juifs se sentent persécutés dans et par cette critique. Ils sont effectivement dégradés dans l'image d'eux-mêmes comme dans l'image d'Israël qu'ils ont incorporée à leur identité. Ils se sont identifiés à une image de persécutés ; la Shoah est devenue le terme qui établit à jamais leur statut de victimes, de gentils ; leur conscience historique de persécutés repousse avec indignation l'image répressive de Tsahal que donne la télévision. Cette image est aussitôt remplacée dans leur esprit par celle des victimes des kamikazes du Hamas, qu'ils identifient à l'ensemble des Palestiniens. Ils se sont identifiés à une image idéale d'Israël, certes seule démocratie dans un entourage de dictatures, mais démocratie limitée, et qui, comme l'ont fait bien d'autres démocraties, peut avoir une politique coloniale détestable. Ils se sont assimilés avec bonheur à l'interprétation bibliquement idéalisée qu'Israël est un peuple de prêtres.

Ceux qui sont solidaires inconditionnellement d'Israël se sentent persécutés intérieurement par la dénaturation de l'image idéale d'Israël. Ce sentiment de persécution leur masque évidemment le caractère persécuteur de la politique israélienne.

Une dialectique infernale est en œuvre. L'anti-israélisme accroît la solidarité entre juifs de la diaspora et Israël. Israël lui-même veut montrer aux juifs de la diaspora que le vieil antijudaïsme européen est à nouveau virulent, que la seule patrie des juifs est Israël, et par là même a besoin d'exacerber la crainte des juifs et leur identification à Israël.

Ainsi les institutions des juifs de la diaspora entretiennent l'illusion que l'antisémitisme européen est de retour, là où il s'agit de paroles, d'actes ou d'attaques émanant d'une jeunesse d'origine islamique issue de l'immigration. Mais, comme dans cette logique, toute critique d'Israël est antisémite, il apparaît aux justificateurs d'Israël que la critique d'Israël, qui se manifeste de façon du reste fort modérée dans tous les secteurs d'opinion, apparaît comme une extension de l'antisémitisme. Et tout cela, répétons-le, sert à la fois à occulter la répression israélienne, à israéliser davantage les juifs, et à fournir à Israël la justification absolue. L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique.

Alors que les intellectuels d'origine juive, au sein des nations de gentils, étaient animés par un universalisme humaniste, qui contredisait les particularismes nationalistes et leurs prolongements racistes, il s'est opéré une grande modification depuis les années 1970. Puis la désintégration des universalismes abstraits (stalinisme, trotskisme, maoïsme) a déterminé le retour d'une partie des intellectuels juifs ex-stals, ex-trotskos, ex-maos, à la quête de l'identité originaire. Beaucoup de ceux, notamment intellectuels, qui avaient identifié l'URSS et la Chine à la cause de l'humanité à laquelle ils s'étaient eux-mêmes identifiés se reconvertissent, après désillusion, dans l'israélisme.

Les intellectuels dé-marxisés se convertissent à la Torah. Une intelligentsia juive se réfère désormais à la Bible, source de toutes vertus et de toute civilisation, pensent-ils. Passant de l'universalisme abstrait au particularisme juif, apparemment concret mais lui-même abstrait à sa manière (car le judéocentrisme s'abstrait de l'ensemble de l'humanité), ils se font les défenseurs et illustrateurs de l'israélisme et du judaïsme, apportant leur dialectique et leurs arguments pour condamner, comme idéologiquement perverse et évidemment antisémite, toute attitude en faveur des populations palestiniennes. Ainsi bien des esprits désormais judéocentrés ne peuvent aujourd'hui comprendre la compassion si naturelle ressentie pour les malheurs des Palestiniens. Ils y voient non pas une évidente réaction humaine, mais l'inhumanité même de l'antisémitisme.

La dialectique des deux haines, celle des deux mépris, le mépris du dominant israélien sur l'Arabe colonisé, mais aussi le nouveau mépris antijuif nourri de tous les ingrédients de l'antisémitisme européen classique, cette double dialectique entretient, amplifie et répand les deux haines et les deux mépris.

Le cas français est significatif. En dépit de la guerre d'Algérie et de ses séquelles, en dépit de la guerre d'Irak et en dépit du conflit israélo-palestinien, juifs et musulmans ont longtemps coexisté en paix en France. Une rancœur sourde contre les juifs, identifiés à Israël, couvait dans la jeunesse d'origine maghrébine. De leur côté, les institutions juives dites communautaires entretenaient l'exception juive au sein de la nation française et la solidarité inconditionnelle à Israël. L'aggravation du cycle répression-attentats a déclenché des agressions physiques et a fait passer l'antijudaïsme mental à l'acte le plus virulent de haine, l'atteinte au sacré de la synagogue et des tombes. Mais cela conforte la stratégie du Likoud : démontrer que les juifs ne sont pas chez eux en France, que l'antisémitisme est de retour, les inciter à partir en Israël.

Avec l'aggravation de la situation en Israël-Palestine, la double intoxication, l'antijuive et la judéocentrique, va se développer partout où coexistent populations juives et musulmanes.

Il est clair que les Palestiniens sont les humiliés et offensés d'aujourd'hui, et nulle raison idéologique ne saurait nous détourner de la compassion à leur égard. Certes, Israël est l'offenseur et l'humiliant. Mais il y a dans le terrorisme anti-israélien devenant anti-juif l'offense suprême faite à l'identité juive : tuer du juif, indistinctement, hommes, femmes, enfants, faire de tout juif du gibier à abattre, un rat à détruire, c'est l'affront, la blessure, l'outrage pour toute l'humanité juive. Attaquer des synagogues, souiller des tombes, c'est-à-dire profaner ce qui est sacré, c'est considérer le juif comme immonde. Certes, une haine terrible est née en Palestine et dans le monde islamique contre les juifs. Or cette haine, si elle vise la mort de tout juif, comporte une offense horrible. L'antijudaïsme qui déferle prépare un nouveau malheur juif. Et c'est pourquoi, de façon infernale encore, les humiliants et offensants sont eux-mêmes des offensés et redeviendront des humiliés. Pitié et commisération sont déjà submergées par haine et vengeance. Que dire dans cette horreur, sinon la triste parole du vieil Arkel dans Pelléas et Mélisande de Maeterlinck : "Si j'étais Dieu, j'aurais pitié du cœur des hommes" ?

Y a-t-il une issue ? L'issue serait effectivement dans l'inversion de la tendance : c'est-à-dire la diminution de l'antijudaïsme par une solution équitable de la question palestinienne et une politique équitable de l'Occident pour le monde arabo-musulman. C'est bien une intervention au niveau international, comportant sans doute une force d'interposition entre les deux parties, qui serait la seule solution réelle. Mais cette solution réelle, et de plus, réaliste, est aujourd'hui totalement irréaliste. Que de tragédies encore, que de désastres en perspective, si l'on n'arrive pas à faire entrer le réalisme dans le réel."

Edgar Morin est sociologue.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.02.04

  

Publicado por andrebelo em | TrackBack
Comentários

O Vital Moreira comentou este mesmo artigo há dias na sua coluna do Público. Talvez ainda exista um link para essa? Seria talvez também interessante incluir esse ponto de vista.

Afixado por: João André em fevereiro 29, 2004 12:51 PM

excelente texto, principalmente pelo modo como tenta mostrar todas as nuances e sub-posições face ao problema. concorde-se ou não com a análise, é um texto de uma enorme honestidade intelectual.

Afixado por: celsomartins em fevereiro 29, 2004 01:39 PM

Este texto obrigaria a uma correcção do meu "Posso?", mas acho que toda a gente entendeu o espirito da coisa. Excelente texto, André, obrigado

Afixado por: Daniel Oliveira em fevereiro 29, 2004 03:14 PM

"... sem deixar de concluir que a resolução política do problema palestiniano é a única forma realista de lidar com a questão."

Ser é. Mas ele dá alguam dica sobre como resolveria, em seguida, o problema isrealita privados das suas zonas de defesa estratégicas?

Afixado por: mascara em fevereiro 29, 2004 06:07 PM

Interessante, o texto, obrigado.
Uma nota: o anti-judeísmo que ele identifica como consequência do anti-israelismo, manifestado pelo atentado a lugares de culto dos judeus em França, é estranhamente desculpabilizado, ou melhor dizendo usando a gíria vigente: compreendido. É que se trata de populações magrebinas. E essas obviamente que são ininputáveis de qualquer censura. Por outro lado diz que a estratégia israelita é de convencer os judeus por esse mundo fora que o anti-israelismo é sinónimo de anti-judeísmo. Depois de identificar aquela situação clara que nos diz que a semelhança pode não ser apenas ilusão dos judeus de França, mas a franca realidade, que ninguém parece querer resolver, ou sequer identificar, a não ser num contexto analítico como foi esse. Por isso mesmo parcial, nesse ponto, e a meu ver.
Por isso falta a esse artigo uma nota final, que o autor omite ou ignora: há anti-judeísmo em França. E, provavelmente, anti-semitismo, segundo o conceito que ele próprio adianta, logo no início do artigo.
E isso, ele não o diz claramente. Não com o vigor com que critica o governo israelita. Por isso não rotulo esse texto como o fizeram alguns, de honesto.
Diria antes que é uma versão interessante e criticável da problemática, e que o Sr. fez muito bem, antes de começar a adiantar os seus pontos de vista, em esclarecer os conceitos que tanta confusão levantam em qualquer discussão sobre o tema.

Afixado por: Alfredo Vieira em fevereiro 29, 2004 07:05 PM

Excelente artigo, efectivamente.

E que leva a uma outra questão: quem são os palestinianos ? Os "habitantes da Palestina" ? Mas, habitantes da Palestina são também os Israelitas, e são tão semitas uns como os outros ...

O que se passa ali não é uma questão étnica, mas uma questão religiosa. Que já vem de muito longe !
É intolerância religiosa, de parte a parte.

Os palestinianos partilham a sua religião com todo o mundo árabe, e não só. Os israelitas reservam a sua para si sós. (Foi isto, aliás, que, desde sempre, motivou o ódio e as perseguições aos judeus.)

Enquanto isto, o islamismo é uma religião agressiva, ao contrário do judeísmo, que é uma religião defensiva. O Islão quer eliminar todos os "infiéis" da face da terra, enquanto que os judeus, querem é que os deixem em paz ... mas isolados, ou seja, sem misturas, numa pequena parte da terra !

Como resolver este problema ? Separar os dois galos, dentro da mesma capoeira ?

Eu penso que o problema só se resolve quando uns e outros abdicarem dos seus radicalismos específicos, e decidiram que podem viver misturados, num único país, que não se poderia chamar Israel nem Palestina - talvez Cijordânia, porque não ? Seria tudo o que está para cá do Jordão - em que cada um pudesse praticar a sua religião e deixar os outros em paz.

Utopia ? acho que sim ... pelo menos nos tempos (quanto tempo ?) mais próximos.
Mas seria uma Utopia em que valeria a pela investir. E para a qual, atitudes idiotas como as dos franceses na questão do véu islâmico só vêm prejudicar, e deitar lenha na fogueira ...

Afixado por: Isabel Coutinho em fevereiro 29, 2004 07:48 PM

Cara Isabel Coutinho, eu comecei a ler o seu comentário e estive para colocar as minhas objecções ao seu pensamento. O problema foi a forma como o terminou, com a sua visão utópica, como lhe chamou, para aquela região. Eu concordo que seja utópica mas, não sei se derivado de algum estado de espírito mais passivo e contemplativo com que estou, não consigo contrariar essa ideia.
Concordo: é Utopia!! Mas é uma ideia bonita, a partilha real e pacífica daqueles territórios por dois povos que a desejam. Há muitos problemas que impedem, até a um relativamente longo prazo, a implementação de tal ideia. Creio que não virá a ser na minha vida que verei tal paraíso, mas hoje não sou capaz de expor esses problemas. Parabéns à existência de utopias ainda por este mundo.

Afixado por: João André em fevereiro 29, 2004 11:05 PM

Para Isabel Coutinho

e João André:

Já repararam que num único Estado (democrático) que abrangesse israelitas e palestinianos estes, os palestinianos, muito em breve (questão de poucos anos) seriam maioritários?
Pensam que os israelitas estariam interessados na criação desse Estado único?

Afixado por: joaquina em fevereiro 29, 2004 11:47 PM

Cara joaquina, se ler o meu comentário reparará que eu tenho muitas reservas (para não dizer outra coisa) acerca desse assunto. O que eu disse foi que hoje especificamente gostei de ver um comentário que tocava uma Utopia. As minhas reservas pode ser que as apresente um dia destes por aqui.

Afixado por: João André em março 1, 2004 01:07 AM

Outro aspecto é identificar exclusivamente Crimes de Guerra com o holocausto dos judeus por ordem de Hitler.
Não foram só os judeus, foram também os ciganos exterminados pelas SS.
E depois a absolvição implícita dos Crimes de Guerra da Us Air Force e da RAF - 1) Massacres de civis na cidade-museu de Dresden
2) Massacre de civis com uma bomba atómica em Hiroshima
3) Idem em Nagasáqui
4) Crimes de Guerra no Vietname
5) Crimes de Guerra no Iraque - mais de 10 mil civis mortos pela «coligação»!

Afixado por: j.silva em abril 7, 2004 11:39 AM


MAL GIBSON

“Quem nasceu para Mel Gibson nunca chega a Glauber Rocha”

Joaquim José de Andrade Neto

Sexta-feira santa. Os shoppings centers comemoram uma nova etapa da globalização: todos abertos. Nas salas de cinema destes enormes centros de convivência cujo objetivo principal é o consumo, em cartaz o “polêmico” filme de Mel Gibson. Na condição de observador da natureza e em caráter de estudo sociológico cometi a liberalidade de me dirigir a um destes locais. Raras vezes assisto a filmes, pois, por convicção estudada, sei que quanto mais a mídia incensa e quanto maior o número de oscars recebidos mais ordinárias são as obras. E eis que constato nesta aterrorizante viagem uma das maiores propagandas subliminares da História.

O infeliz – vade retro mencionado - pseudodiretor de cinema, é considerado, pelos jornalistas internacionais remunerados por Íblis, um católico conservador. No entanto, pelo que tudo indica, não passa de um reles secretário do diabo, mesmo porque soltou, de forma maquiavélica, o maior balão de ensaio de todos os tempos. Tudo com apoio do clero, de rabinos (estes com uma aparente reação raivosa) e até de laicos, os quais divulgaram pelo mundo inteiro que consideraram sua película recém-lançada “anti-semita”. Todos, porém, na realidade, dando um show em termos de dissimulação e cara-durismo capaz de fazer de palhaços milhões de pessoas e roubando das mesmas, somente na primeira semana de exibição nos EUA, mais de 400 milhões de dólares! Isto porque todos os incautos que pagaram os suados R$13,00 de ingresso ainda não haviam até então alcançado a tão almejada clareza de noção capaz de os fazer concluir, após assistir o Mal de Gibson, que a “arte” nunca chegou a um nível tão baixo!

Vejamos:

Depois de aguardar aproximadamente uma hora numa fila, você, amado leitor, poderá adentrar um daqueles milhares de recintos que, de 13 em 13 reais, com certeza, já embolsaram dos ingênuos cinéfilos a surpreendente soma de um bilhão de dólares! Deparamo-nos então, com aqueles senhores, senhoras e senhoritas, que abraçados a enormes sacos de pipocas, sentam-se para assistir ao filme e que, mesmo antes de iniciar o melancólico espetáculo, sem saber porquê já estão a derramar discretas lágrimas... de crocodilo. Tal fenômeno se dá pelo efeito propagandístico de um verdadeiro dilúvio de comentários sobre o dito lançamento por parte da “conceituada” e “respeitável” mídia do sistema.

Mas eis que de repente, não mais que de repente, após termos sido obrigados a suportar longos traillers enlatados, intercalados por publicidades institucionais do tipo pança-cheia barriga-vazia, ou seja, fome-zero macaco-assovia, tem início o mais ridículo espetáculo de todos os tempos.

Resultado de uma colcha de retalhos da pior qualidade e reunindo atores da mais baixa categoria, o filme apresenta, apesar de totalmente americanizado, um exótico tempero oriental: é todo falado em latim e aramaico! O suposto diretor, mal-feitor travestido de puritano conservador, faz surgir o Divino Mestre (cujo nome por respeito não vamos pronunciar) “representado” na figura de um jovem escondido atrás de uma barba, misto de garoto-de-programa com surfista, daqueles que pupulam nas praias de Ipanema. Apesar de tentar reproduzir quem o leitor está pensando, o que se vê do início ao fim é uma mistura de um Sansão com Schwarzenegger. E para quem o assiste sem a necessária inteligência, (interlegere) ou seja, sem perceber o que está nas entrelinhas, não consegue enxergar nada além de um herói.

O deslumbrado pseudodiretor caipira mescla a sua ameaça de longa-metragem com cenas que tentam a todo custo dar um toque místico à sua peça de vulgaridade, a qual está mais para terror-chanchada do que para algo capaz de expressar o mínimo de espiritualidade. Tais cenas, ou melhor, tais pára-quedas totalmente desconectados que caem de tempos em tempos durante a narrativa - fracassada tentativa de imitação de um outro filme sobre o mesmo tema, do Diretor de cinema Martin Scorsese - faz aumentar a nossa certeza de que não estamos diante de um filme anti-semita conforme tenta nos induzir o massivo e subliminar jogo de marketing da imprensa do sistema. Na realidade, a condenação do Nazareno no filme por parte dos judeus acontece apenas de forma teórica, enquanto que durante toda a sessão os protagonistas da tortura e do suplício não são senão os romanos! Ou seja, a encenação é totalmente direcionada a demonstrar o preconceito e a perseguição dos romanos aos judeus, visto que é sabido e notório que a elite patrícia dos romanos costumava considerar os judeus seres primitivos e atrasados a ponto de as dedicadas práticas dos rituais religiosos judaicos serem motivo de chacota, afirmando-se que Deus nem sabia da existência deles. Tal pensamento era corrente entre os pragmáticos romanos.

Confirmando essa condenação teórica do filho de Deus (numa indecorosa representação) pelos judeus, Mal Gibson apresenta durante todo o longuíssimo filme figuras de romanos grotescos, bêbados, selvagens, representantes de gente da pior espécie, que chicoteiam, cospem, esbofeteiam, ofendem, achincalham, ridicularizam e humilham o personagem-título. Ou seja, os incivilizados, bárbaros e desumanos que provocam reações nauseabundas nos milhares de espectadores de todo o mundo são os romanos e não os judeus. O procurador romano, por exemplo, semelhante a um caricaturesco Mussolini com pernas abertas e com uma expressão dramática propositadamente frágil e insegura, é um contraste marcante com o grupo composto do Sumo Sacerdote e de seu séquito, o qual, sob ricas vestimentas, mantos e cetros, é apresentado de uma forma bem mais civilizada e imponente apesar da indisfarçável hipocrisia e cinismo.

Então, caro leitor, cá entre nós, se nos lembrarmos de Cincinato, Cícero, Marco Aurélio, César e inúmeros expoentes da Justiça e do Direito, representantes da Roma que gerou a célebre frase “Onde nasce o sol pertence a Roma”, não poderemos considerar os personagens romanos desfigurados pela ótica de Gibson senão como cômicos e ridículos, os quais induzem o espectador do degradante espetáculo a acreditar na versão apresentada.

Enfim, o objetivo da película é subliminarmente defender uma tese que contraria e tenta desmoralizar passagens marcantes e inesquecíveis do livro mais lido do planeta, considerado o mais venerado documento histórico-religioso, além de omitir trechos que por si, de tão reveladores, seriam capazes de impedir a farsa cinematográfica. O que facilmente se constata na mesma é uma descarada e perigosa tentativa de enjudaizar o Divino Mestre que teve a coragem de se opor à mentira e à hipocrisia e se entregar em holocausto enfrentando, na época, o poder mais forte e fanático que era representado pelo sinédrio. Nesse sentido, considerar o Divino Mestre um judeu seria um dos maiores disparates já cometidos, uma vez que esta encarnação da Coragem e do Mistério representa um estado de espírito puro e elevado que não pode ser – como efetivamente não é - limitada a uma etnia, mas sim universal. Além disso, a trajetória deste Verdadeiro Homem veio marcada por contestações ao que era considerado na época crime capaz de conduzir à crucificação. Por exemplo:

Ressuscitar os mortos.

Fazer ver aos cegos.

Defender uma mulher adúltera de ser apedrejada.

Afirmar que o sábado não foi feito para o homem, mas, o homem feito para o sábado.

Ousar afirmar ser o Messias e Filho de Deus.

Transmitir a doutrina de um Deus único a todos os homens, independentemente de serem romanos, gregos, ou egípcios.

Chamar os detentores do poder e da chave do cofre de raça de víboras, mentirosos e filhos da mentira.

Só o fato de terem optado por um protagonista que não passa de uma figura ridícula e brega, por si só já é mais que uma ofensa: é um acinte a quem sente verdadeiramente respeito e afeição pelo Homem de Nazaré.

Cumpre, a bem da justiça destacar dois personagens do filme. O primeiro, figura de tradicional família de políticos, cujo pai, um assassino contumaz, já havia convencido Marco Antônio a nomeá-lo “rei dos judeus”, deixou de herança a seu filho, Herodes Antipas, pornográfico e macabro personagem, a coroa comprada de Marco Antonio cravejada de gotas de sangue que pareciam verdadeiros rubis. Herodes, apesar de não ser romano, mas com habilidade política hereditária, conseguiu obter o status de cidadão romano e além disso era também idumeu e ainda judeu. Se fôssemos comparar a desnaturada geração dos Herodes só poderíamos encontrar similar grau de criminalidade na família daquele que se encontra hoje no comando do governo do país que ultrapassa Roma no que havia de pior e fica muito aquém das qualidades daquela que era reconhecida como a eterna concepção do pensamento divino. É difícil saber qual das duas matou mais criancinhas, se os Herodes ou os Bushs.

E também destacamos a atriz que representa Maria. Esta, durante toda a trama só observa, impassível, servindo de testemunha às nossas próprias observações como quem diz: “Não posso me emocionar nem me envolver porque se trata de uma farsa”. E esta, misteriosamente, durante as penosas e quase intermináveis duas horas, praticamente não abre a boca a não ser para dizer: “Meu filho, eu estou aqui!”. E tem-se a nítida impressão de que ela completa a frase dizendo: “Calma, tem paciência, daqui a pouco isso acaba, pois, é apenas quase um filme”.

E diga-se de passagem que quase um filme qualquer um pode fazer: basta ter dinheiro. Ou ainda, em outras palavras, com quaisquer milhões de dólares qualquer fariseu pode fazer uma qualquer legítima porcaria.

Artigo extraído do anuário cultural Humanus V, Sama Editora.

www.samamultimidia.com.br

Afixado por: HUMANUS em abril 22, 2004 08:10 PM

l'oprimé devient opresseur par peur de revivre la terreur nazi c'est ce qu'on veut nous faire croire alors que la vérité est tout autre "pauvre palestine" cette acharnement du peuple juif à vouloir revendiquer un lopin de terre qui ne leur appartient pas et en chassant les habitant qui y résidait jusque là avant l'arrivée des envahisseur "peuple juif", qu'est-ce qu'il défende le droit de tuer des "pierres" par des "balles", c'est la peur d'être coupable de génocide qui les motive aujourd'hui et non ce putain de lopin de terreur!

Afixado por: donia em abril 28, 2004 12:08 AM

la haine c'est l'amour, c'est ce qui va se produire bientôt le grand amour de l'humanité quand tout les peuples du monde ne seront plus passif face au massacre juif et palestinien qui ne cesse de prendre de l'ampleur, il existe une solution à ce conflit :la mort de l'opresseur qui "génocide"! ces anti-humain qui se veulent de droit être par dessus les lois.

Afixado por: donia em abril 28, 2004 12:19 AM
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